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Oncle Picsou fait peur ?

Quelle est cette société qui a peur de voir partir des traders financiers vers des horizons soit-disant plus prometteurs dans une mondialisation de la circulation financière ? Ayons le courage de mettre au pas les financiers vautours.
Quelle est cette société qui fait payer la majorité pour épargner à la minorité de se voir ramener au rang de citoyen ?
Quelle est cette société qui renfloue les joueurs et qui délaissent les chômeurs ? Bien sûr ce n'est qu'un prêt et ils devront rembourser, ce qu'ils font plus vite que prévu, trop vite même. Et si pour équilibrer, on allongeait le temps de remboursement des prêts immobiliers pour ces chômeurs ?
Cette société est sur la pente de ce qu'elle a cru avoir éliminé, une monarchie. Mais que les banquiers se souviennent d'un Louis XIV et d'un Nicolas Fouquet.
- Tiens vous avez dit Nicolas ? et Fouquet's ?
- Non, Fouquet.
- Ah bon ! (soupir)
Si aujourd'hui il est plus difficile de parler de fraude il n'en reste pas moins que l'on peut parler de négligence orchestrée de la part des financiers. Le problème était connu par un large public depuis 1996 au moins, révélé entre autre par la journaliste du Monde, Viviane Forrester dans son livre "L’horreur économique" (voir ancien article).
En quoi une société qui perd ses traders, et non ses financiers, serait en difficulté ? Pourquoi l'afflux de capitaux est-il considéré comme la partie hybride (c'est très à la mode) d'un moteur de croissance ? De partout, c'est à dire du ménage à l'état, c'est la création de richesse de consommation, services ou produits manufacturés, qui alimente le porte-monnaie, l'argent restant le moyen le plus simple de donner une valeur de conversion à ces produits de consommation. Evidemment les emprunts pour acquérir ces produits permettent d'alimenter le moteur à condition que ces prêts ne surchauffent pas la production dans un laps de temps court. C'est là qu'interviennent les innovations qui renouvellent le désir d'acheter, pour l'un ce sera l'écran plasma de la télévision, pour l'autre un porte-avion nucléaire. Pour avancer il ne peut pas y avoir d'équilibre, il faut donc avoir en permanence une réserve d'argent disponible mais pas trop, et là pourrait déjà se faire un ajustement. C'est l'argent collecté qui doit servir à financer les prêts. La bourse doit se charger exclusivement du capital-action des sociétés de produits de consommation. Dans ces produits, il y a les banques bien sûr, et les assurances. Ce sont ces dernières bien souvent incorporées aux banques qui causent problème. L'actuariat devrait être suffisant pour calculer le risque couvert par une assurance mais voilà que les assurances ont besoin de se couvrir aussi auprès d'autres assurances. Et si on ne limite pas ce circuit, il arrive un moment où le serpent se mord la queue et les assurances achètent en portefeuille des titres sur les risques qu'ils ont couverts et fait couvrir, au bout d'un réseau dont plus personne ne connaît les tenants et les aboutissants. Limitons cette titrisation, quand bien même elle devrait être supprimée.
Quelle est donc cette société qui a peur de s'assurer d'un fonctionnement de bon père de famille pour les institutions financières ? Probablement celle qui est dirigé par des peureux et des faibles devant le mirage de la puissance de l'argent. Que cette société se pose la question du succès des religions et mouvements religieux en expansion ? Que cette société qui a créé la démocratie ramène le simple bon sens dans sa gouvernance, le rire et la sagesse.
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