Dans un article précédent, la citation de Samuel Butler parlait de pays. Là encore, le mot pourrait être remplacé par tout espace clos par une frontière, limite naturelle ou non. Mais il nous faut quand même poser un axiome qui est notre corps et tout corps végétal, minéral et animal comme espace clos que je n'intégrerai pas dans la liste. Somme toute mon intérêt se porte sur les espaces clos construits, matériels ou immatériels. Les élections sont la mise en place de la représentativité d'un espace clos administrativement géré par une assemblée issue de l'élection, qu'elle soit locale, régionale, nationale et même supra-nationale par exemple pour le secrétaire général de l'ONU. L'école, le ministère, l'hôpital, et autres bâtiments en durs ou souples sont des espaces clos avec une équipe humaine ayant un dirigeant à sa tête. L'église, le temple, la sinagogue, la mosquée et autres sont autant de bâtiments où règne un représentant, élu ou autoproclamé, parlant au nom d'une pensée directrice appelée religion, philosophie, courant de pensée, église et bien d'autres noms encore. On constate que pour vivre et donc porter un nom, un espace clos doit être habité par une équipe, voire une seule personne qui fait corps avec l'espace clos. Même la privation de liberté comme celle d'un prisonnier crée l'espace clos appelé geôle, prison, pénitencier. Chaque espace clos a créé ou engendré ses règles acceptées ou non par les occupants de l'espace clos. Les occupants dans des espaces démocratiques sollicitent des règles de vies communes appelées généralement lois, décrets, règlements. A travers ces quelques rappels de notions d'espaces clos et de groupes humains, il est question de montrer la complexité des relations entre ces espaces qui peuvent être superposés, éparpillés, isolés. D'une manière simpliste, les espaces clos de même nature sont concurrents, y compris s'il appartiennent à un espace plus vastes, par exemple des communes dans une région adjacente à une autre dans un même pays. Il existe un espace clos rarement concurrent, c'est l'habitat familial. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y ait pas d'envieux, ou qu'il n'y ait pas de concurrence au sein de la famille pour un autre espace telle une chambre. La concurrence dans l'espace familial présente les mêmes types d'interaction avec l'extérieur que des espaces organisés clos et plus vastes, car il est régi par des règles transmises, sorties d'une éducation et de traditions et apparemment sans contrôle extérieur de l'espace dans lequel il est inclus, la maison dans le village. Ainsi une concurrence intra-familiale peut générer des perturbations dans une espace clos plus vastes, comme par exemple des accidents de vigilance dûs à un stress familial. Cette perturbation pourrait être du même type si l'espace impliqué est une nation par rapport à un ensemble de nations. Une guerre civile entraîne une migration vers des espaces adjacents, déstabilisant tout ou partie de cet espace voisin. Comment gérer à un niveau d'espace supérieur la multiplicité d'espaces clos qui le compose ? Comment organiser le village avec des maisons différentes aux règles de gestion différentes habitées par des individus uniques ? Et ainsi de suite jusqu'au pays, l'union de pays. Comment éliminer la concurrence quand on sait qu'elle stimule et qu'elle existe de par la nature de l'Homme ? La concurrence serait-elle soeur de la survie ? ou fille de la jalousie ? Est-ce que l'élimination des frontières et donc la fin des espaces clos en une seule entité unique amènerait-elle la fin des guerres civiles par dissolution des problèmes ou par une justice appliquée à l'entité unique ? Il n'en demeure pas moins que l'habitat familial qui constitue un espace clos aux règles non contrôlables par un espace supérieur est indispensable à l'équilibre politique des espaces supérieurs. La liberté dans l'espace habitat est non seulement l'apprentissage des règles commune à un espace clos mais aussi la perception même de l'existence d'un espace clos en comparaison avec l'extérieur de l'habitat familial, et donc de la complexité des ensembles qui doivent cohabiter pour former un plus grand espace clos. Pourquoi ce type de raisonnement, de déductions, ou de cheminement de pensées ? Je cherche à comprendre pourquoi on continue à créer des ensembles d'espaces clos concurrents, telles les nations par exemple. Au nom des religions et des idées, on a commis un grand nombre de crime contre le monde, et tout autant si pas plus au nom des nations qui se sont composées, décomposées et recomposées au fil de millénaires qui n'ont pas fini de s'égrener. Aujourd'hui sur une terre à l'économie mondialisée, à la vitesse de transmission d'informations, à la virtualité des possessions de documents, à tous ces services qui nous sont utiles et qui se gèrent loin en instantané, pourquoi continuer à clôturer des bouts de terres en appelant ces bouts pays où règne selon la dénomination étatique, une nation ? Ce nationalisme qui se retrouve comme bouclier de la peur, bouclier d'une fausse sécurité, alors même que le danger est créé au-delà par des types d'économie le pllus souvent agressive, par de fausses valeurs invérifiables et propagées mondialement avant même d'avoir déployé ce bouclier sécuritaire qu'est l'ostracisme, le repli sur soi, sur la nation. La construction de la déconstruction des nations est récente et le salut viendra de la fin des nations en tant qu'espace clos revendiquant une identité autre que celle d'agglomérats d'espace clos familial d'humain terrien, au vu et au su de nos connaissances actuelles sur les populations dans l'univers ! Il est utile de briser les espaces clos de très hauts niveaux pour raffermir la liberté qui existe dans les espaces clos de moindres niveaux. La cohabitation est locale incluant des règles mais les échanges de valeurs doivent être libres et universels pour constituer le tissu de l'entente. La disparition des nations entraînera la création d'une idée unitaire de la vie humaine et devra faire en sorte de ne plus céder aux tentations de favoritisme, autre fille de la concurrence. Il n'est pas question d'égalitarisme mais d'abolir la concurrence malsaine, celle qui n'émule que les profiteurs.