Je hais le travail, celui auquel on accorde le titre de qualité humaine sans laquelle vous n'êtes plus. Un exemple : le dévouement d'une mère Thérèsa lui accorde plus de qualité aux yeux de tous que celui du directeur qui travaille dur et prend des responsabilités engageant l'avenir de plusieurs centaines de personnes. Mais à qui appartient l'avenir? Est-ce une déculpabilisation par procuration? Est-ce une jalousie déguisée du choix assumé par Mère Thérèsa? Est-ce le renoncement à des valeurs de confort? Ou plus simplement à la différence existant entre activité et travail? Un peu de tout comme dirait la publicité?
Pour ma part l'essentiel c'est la différence entre activité et travail. Dans notre société la référence c'est le travail, sa valeur sociale(direction, profession libérale, politique, etc...), sa valeur financière(bien et propriété, vitrine du luxe, etc...), sa valeur intellectuelle(professeur d'université, savant, etc...). On s'aperçoit qu'il s'agit de fonctions au sommet d'une hiérarchie que chacun tente d'atteindre alors que l'on sait qu'il y a peu de place et c'est pour cela qu'elles sont réputées valorisantes, par leur rareté, peut-être comme le dévouement de Mère Thérèsa. Aujourd'hui le travail rémunéré constitue une valeur à défendre au prix du sacrifice de fièreté. Cela suffit! Le travail est de l'esclavage! On parle d'actifs et d'inactifs dans les statistiques pour désigner les travailleurs et les autres, pensionnés compris. En quoi sont-ils inactifs? Comme s'ils étaient déjà morts ou pire végétatifs, épuisant l'humus fertile du terrain sur lequel ils sont installés. Même les enfants sont classés dans les inactifs, alors qu'ils sont en pleine croissance active. Nous sommes tous actifs par le fait même de vivre. Vivants, nous participons au monde! Quand nous avons la liberté d'agir nos activités se tournent vers nos prédispositions, vers nos préférences, après un apprentissage. Le pêcheur aime la pêche quand c'est son choix; l'écrivain aime écrire quand c'est son choix. Mais il est certain qu'il faut satisfaire à son minimum de confort adapté au choix. Le pêcheur rêve peut-être de vivre au bord de l'eau alors que cela lui est interdit par le prix à donner à cet emplacement. L'écrivain rêve de calme mais il est alors isolé et doit prendre en charge le quotidien qui le rebute. Et si nous combinions ces idées. Donnons la chance à l'activité de devenir un choix de vie. limitons le travail au nécessaire pour assurer le bien-être de chacun, une assurance de prise en charge en cas de problème de santé. Accordons nous une limite horaire, par exemple 6heures par jour, limite qui assurera la couverture sociale et laissons libre de contrôle l'activité, à l'exception des règles de société et de liberté de chacun. Le permis de pêche servira à délimiter et protéger les zones de pêches. Si l'éthique personnelle exprimée en société dépasse la morale commune la justice interviendra. Il restera toujours dans l'homme celui qui aime le pouvoir, la paix, la puissance, le calme, la solitude, la scène, etc..., ceux-là travailleront plus et plus mais seront payés à l'heure s'ils sont salariés. Plus d'appointés! Terminé cette différence entre le col blanc et le col bleu! Le mécanicien qui règle vos freins sur votre voiture a autant de responsabilité que le directeur qui décide d'informatiser un département, avec l'argent du patron. Plus vous travaillez plus vous avez de l'argent, plus de salaire garanti, et si chômage technique il y a, minimum d'intervention, l'activité complémentaire doit aider. Les abus, car c'est là que la moral publique intervient, les hypocrites; ils voudraient bien resquiller mais n'osent pas alors ils veulent que l'on sanctionne ceux qui osent. Vous n'éviterez pas les vagabonds, actifs dans leur genre, ou les innocents, voir Ignace avec Fernandel. Croyez-vous qu'il y ait des métiers, nécessaires, dont personne ne voudrait? Egouttier, etc... Peut-être que la motivation de ces métiers devrait se trouver en dehors de celui-ci, et encore? Ne pas pénaliser l'activité, si elle est complémentaire à un travail dans les limites minimales pour la couverture sociale. Faire le bonheur, ou le bien-être des personnes malgré elles c'était louable mais était-ce bien pour eux ou cela venait-il d'une démagogie électoraliste ou d'un certitude du savoir? La santé publique est un bien précieux pour éviter les ghettos, même si cela part d'une idée égalisatrice, ne sommes-nous pas des morts en sursis? La sécurité sociale privatisée, oui quand tout le monde a la possibilité de cotiser, mais quid de la qualité des services rendus. Prenons les assurances "hospitalisation" qui contribuent à la gabegie des honoraires pas perdus pour tout le monde. Cela ne revient-il pas à une sécurité sociale obligatoire? Car comment héradiquer les maladies ou développer la recherche si c'est le privé qui gère, car ces gestionnaires sont des hommes d'affaire et non des scientifiques. Le machinisme n'est pas innocent dans nos problèmes actuels mais il n'est pas à prendre à contrepied. La grue est une bonne idée et un outil utile. Mais pourquoi faut-il une machine pour faire une tranchée de 5m de longueur, 50 cm de largeur et 90 cm de profondeur? Ont-ils disparus car il n'étaient non valorisés dans la société, ou est-ce par persécution administrative sous la pression de lobby.
L'activité principale entre 5 et 6 heures (à définir).
La rémunération de l'activité complémentaire sera un salaire net convenu entre chaque partie, payeur et payé. Même si l'activité complémentaire consiste en une prolongation de l'activité principale. Comment gérer cela? Par exemple par notre numéro national. Pour les chômeurs l'activité principale serait le chômage et leur activité complémentaire tomberait dans le mêm cadre que les autres. Comment faire la transition? Simple si nous partons du salaire mensuel et le transposer en salaire horaire, puis rédiger un nouveau contrat et transmettre les informations au fichier central. Ou si la fiche de paie peut servir de constat de rémunération avec 1 mois de débattement. Il faut étendre le principe de l'ancienneté à tous, et la grille CLAEYS. A raison de 5 ou 6 h/j l'entreprise peut créer plusieurs équipes, principales et complémentaires. La retenue sociale reste identique à celle d'aujourd'hui. Les impôts vont suivre la courbe descenadante de vos revenus. Un seul minimum horaire, en rapport avec l'intervention du chômage (le SMIG =+-1,4 revenus de chômage). L'activité complémentaire ne peut excéder par exemple 4 h/j et doit être renseigner comme l'activité principale mais ne sera pas taxée. Il sera établi une facture pour les prestations comme s'il s'agissait d'une vente, comme le pêcheur vendrait ses poissons au restaurateur. Ceci pour justifier les sorties d'argent. L'intervention du chômage correspondrait au début d'une allocation universelle. Mais il faut favoriser l'activitée payée. L'inscription au chômage se fait soit au sortir de l'école avec 6 mois de stage non rémunéré, ou un pourcentage sur le nombre d'année de travail depuis la sortie de l'école ( à évaluer). Cela veut dire que vous touchez l'intervention du chômage puis elle se réduira au fur et à mesure que vous chômez jusqu'à vos 50 ans, à ce moment elle revient à 100 %.
La transition peut être laissée au choix par les entreprises avec l'accord des payés. Les factures sont établies avec le numéro national comme numéro de client. Les listes TVA des clients seront étendues à tous et triées sur le numéro national pour les particuliers. Le dépassement d'un montant forfaitaire proportionnel au revenu de l'activité principale serait inclus dans les revenus imposables. Le chômeur peut très bien demander d'avoir les 8/8 de l'intervention tout comme le payé dans une entreprise; les n/8 de la part d'activité complémentaire seraient payés nets avec établissement d'une facture, ce qui implique que toute facture supplémentaire sera imposée en fin d'année. S'il travaille au noir il le fait déjà aujourd'hui. De plus si une personne veut donner de son argent personnel, tout comme il achèterait une télévision, il achète un service, sans TVA. Si la masse d'argent est restée la même, elle a dû se concentrer en certains pôles et se trouve dans un immobilisme néfaste. Faire circuler l'argent c'est le répartir. La richesse n'est pas de posséder l'argent mais le confort auquel on aspire pour soi et ceux que l'on souhaite avantager par des biens et des services. Celui qui veut déclarer son activité complémentaire parcequ'il veut bénéficier d'une comptabilité, le système existe: être indépendant en activité complémentaire. Il est certain qu'un chauffeur de bus ne peut se faire remplacer par un ami pendant 2 heures, même un autre chauffeur. Les règles de conduite sur le lieu de l'activité seraient issues du règlement de travail actuel et devenir un un contrat d'éthique et de déontologie. Pour financer cette transition, reportons d'un an le paiement des intérêts de la dette publique.
En grande ligne, le travail au noir est payé par de l'argent privé ou détourné. S'il est détourné c'est au contrôleur à le démasquer. L'âge de la pension est reculé d'un an, 66 et 61, pour ceux qui ont moins de 50 et 45 ans.
Les professions libérales ou les indépendants ne sont pas payés à l'heure mais à la prestaion ou aux biens vendus. Ils peuvent bénéficier d'une aide à bon prix en déclarant ou non, par les factures, l'aide d'une autre personne autorisée. Il est navrant que le système actuel entraîne l'isolement, ou à user de ruses de sioux pour l'éviter; l'exemple des allocations diminuées par la cohabitation. Le travail au noir existe et existera encore mais il peut s'agir d'un détournement ou d'un appauvrissement du payeur puisqu'il ne reçoit pas de facture. Que perd l'Etat? La TVA sur la main d'oeuvre, les taxes patronales et salariales du payé.
Comment réinsérer un chômeur en l'obligeant à être "inactif" toute la journée? pas même pratiquer une activité d'aide à autrui, sans voir ses allocations diminuées et contrôlées. Le travail est une quantité, non une qualité. L'activité est une donnée humaine, physiologique. En quoi la loi, les règlements ont à s'opposer à la vie, à entraver l'essence même de l'homme, une pensée dans l'activité. Penser est déjà une part de l'activité, ou l'activité. Penser dans sa chute vers l'accident corrompt l'instinct, annihile les réflexes et font de l'homme une chose, une enclume qui chute reste au fond du canal. Dans un moment où la solidarité des démunis doit jouer entre eux, un règlement, dans tous les sens du mot, une fin de non recevoir, aucune adaptation, trait au bas de la note érige une clôture barbelée et électrifiée autour de chacun. Gare aux tentatives d'évasion!, elles seront réprimées du haut du mirador par la sentinelle surveillée. Ne prenons pas en exemple des cas exceptionnels qui sont moins nombreux que les gagnats à la Loterie. L'état vous accorde le droit de jeter votre argent pour autant que celui-ci passe par une trémille dont il contrôle le calibrage.
Nous ne sommes pas égaux, le croire serait déjà exclure les incroyants, les incrédules et les "absents". Alors "Pourquoi pas moi?" n'a de sens que vis à vis de ces pairs? Non, justement.
Comment deux masses de poids volumétriques différents et non miscibles pourrait s'entendre sur une mare qui s'évapore sous l'oeil d'un soleil attentiste? Même si elle fusionnait et donnait naissance à un tout, il devrait être plus que les parties, c'est à dire créer et non perdre de l'énergie dans la fusion. La guerre est une perte de l'énergie dans la fusion et en fin de compte les deux masses fusionneront quand même mais appauvries au bénéfice de l'argent qui a lancé l'une contre l'autre ces masses. Car elles ne se sont pas déplacées par elles-mêmes. La masse a trop d'inertie. Comme le file de la pelote, attrapez le bon bout et vous aurez le tout sans noeuds mais bobiné autrement. Qu'aurez-vous perdu? La quantité? Non. La qualité? Non, pas vraiment. La beauté? Non La vérité? Non. L'ordre? Non plus. La forme? Non, si vous vous y prenez bien. Le sens? Oui mais cela a-t-il un sens? Du temps? Oui, oui, oui!, c'est à dire un bout de vie. Qu'aurez-vous gagné? Les réponses sont les mêmes, y compris le temps, uniquement si votre but était de retarder une autre opération. Mais surtout vous aurez gangné de l'électricité statique. Vous aurez gangné des étincelles. Vous aurez gagné un défi, inutile. En somme vous aurez perdu votre avenir dans un présent stérile.
L'Homme est capable de se dépasser, de dépasser son quotidien, de dépasser son imaginaire, dans la nécessité ou dans un choix rendu nécessaire par une volonté. L'Homme est capable de permanence, d'assiduité dans une activité librement choisie. Un sportif va s'appliquer à suivre les entraînements après ses heures de travail, ou le bricoleur va consacrer son WE à terminer un travail d'intérieur. Les caractéristiques de ces activités: un libre choix dicté par un besoin et une aptitude, et une débauche d'énergie non comptée pour arriver au résultat escompté. Le bénéfice: une satisfaction personnelle et parfois un gain d'argent en non dépense et une expérience accrue. Les conditions: libéré des soucis et du temps, et même la maladie n'entrave pas toujours cet élan d'activité. Le travail doit donc assurer, rassurer pour permettre une activité. On parle de la société des loisirs. Oui et non. Oui si le loisir est pris également comme activité; non car elle est utopique. Le loisir doit rester un loisir. Le bricoleur, même satisfait, peut être saturé et ressent le besoin d'une détente et il peut s'agir alors d'inactivité physique et même intellectuelle (TV, amour, restaurant).
Quand aux malades et handicapés, un revenu de substitution doit leur être garanti pour l'activité principale et leur laisser le soin de cotiser pour leur activité complémentaire. En fait le système ne change pas mais le montant de l'intervention est en relation avec la diminution du salaire.
On cherche une diminution du temps de travail alors que c'est dans l'expérience, conséquence d'un investissement personnel dû à la satisfaction tirée de l'activité, que l'on développe la maîtrise d'un métier. La division du temps d'activité en deux pourraient alors diminuer cette maitrise. Non, car si l'activité principale est satisfaisante, elle peut être prolongée dans l'activité complémentaire, tandis que l'activité complémentaire, si elle est différente, peut être un tremplin pour acquérir ou retrouver la maîtrise.
Il ne faut pas vivre dans le passé mais l'esclavage du travail nous ramène 30 siècles en arrière.