Pourquoi l'Homme recherche la cité pour y voir la culture et déserté la campagne qui devrait le rapprocher de la nature dont il est issu et surtout dont il a besoin, l'agriculture, l'élevage par exemple ? Est-il subjugué par la création de ses semblables pour se différencier de la nature ? Je ne parle pas de la concentration des populations autour des villes pour rechercher des emplois devenus très hypothétiques. Je parle de la culture devenue commerce où le citadin afflue pour la consommer avec une avide nécessité. Si commerce il y a il est donc essentiel de se positionner là où se trouve le plus grand nombre de visiteurs potentiels mais aussi là où des lieux sont adaptés aux types de cultures proposées. L'opéra, le musée des Beaux Arts, le cinéma, les grands centres d'expositions sont autant de bâtiments qui accueillent la culture mais qui de par leur naissance, de par leur public, de par leur technique se trouvent dans des quartiers différents plus ou moins éloignés. Les théâtres et les opéras ont trouvé vite leur place dans le centre des villes. Les nouveaux théâtres et nouveaux opéras se sont glissés là où les agents culturels ont réussi à les imposer, souvent dans des nouveaux quartiers ou dans des plans de restructuration et d'assainissement de quartiers. Les cinémas de quartier ont fait leur temps et les complexes offres le choix sur un emplacement unique avec le sacro-saint parking ou un accès par métro. Les grands halls d'exposition se sont construits sur des champs en leur temps et aujourd'hui reconstruits toujours plus loin dans les champs. Les Grand et Petit Palais de Paris était des halls d'exposition transformés aujourd'hui en centre d'arts principalement . Si la culture était le fait du prince, la culture s'installait donc près du prince. L'essor des villes poussent toujours plus loin l'installation de la culture et pourtant le centre historique de cette culture, le centre ville reste l'attrait majeur des amateurs de culture. L'ambiance, la disponibilité de lieu de rendez-vous, de cafés, de restaurants et le cadre architectural sont des éléments qui jouent en faveur de la cité, du coeur de la cité, de ce coeur qui bat sans cesse matin et soir, et la nuit bien souvent.
Et pourtant, le patrimoine architectural et culturel le plus nombreux et et le plus imposant se trouve souvent en dehors des grandes villes. Les châteaux, les ensembles industriels, les champs de bataille. Du côté culturel, le folklore, les traditions festives ou dévotes, les spécialités culinaires, sont essentiellement hors des villes, et pour cause, ce sont des activités qui demande un regroupement d'idée et de la cohésion.
La cohésion, ce qui manque le plus aux grandes villes. Elles sont devenues des assemblages de quartiers sans âmes par manque de cohésion. La culture qui s'y pratique mais surtout qui s'expose est réservée à une classe de personnes majoritairement éduquées, alors que dans les campagnes, c'est la cohésion du mélange de classes qui donne à la culture sa richesse.