En 1995 lors de la signature du « processus de Barcelone » qui confère des relations privilégiées entre l’Union Européenne et 10 pays du bassin sud de la Méditerranée dont l’autorité palestinienne sous la présidence de Yasser Arafat, le processus inscrivait entre autres le texte suivant :
- respecter l'égalité de droits des peuples et leur droit à disposer d'eux-mêmes, en agissant à tout moment conformément aux buts et aux principes de la Charte des Nations unies et aux normes pertinentes du droit international, y compris celles qui ont trait à l'intégrité territoriale des Etats (texte repris de l'acte final d'Helsinki) ;
- continuer à réaffirmer le droit de tous les peuples à disposer d'eux-mêmes, en tenant compte de la situation particulière des peuples soumis à la domination coloniale ou à d'autres formes de domination ou d'occupations étrangères, et reconnaître le droit des peuples à prendre des mesures légitimes conformément à la Charte des Nations unies pour réaliser leur droit inaliénable à l'autodétermination (texte repris de la déclaration de l'Assemblée générale des Nations unies à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'ONU) ;
Au vu de ceci, il est clair que le futur « Processus de Bracelone : une Union pour la Méditerranée » pourra fonctionner correctement quand la crise israélo-palestinienne sera réglée définitivement par la création d’un état palestinien et son droit à l’autodétermination. Comment prétendre à une Union quand certains de ses membres ne s’acceptent pas encore et entraînent d’autres membres dans une frilosité d’échanges au su et au vu de la crise israélo-palestinienne ? Nous devons comprendre que des liens existent entre des peuples aux cultures similaires et que leur affinité se porte « naturellement » vers « leurs frères de culture ». Et c’est justement cet état de fait naturel qui doit conduire à créer des unions où les minorités sont protégées par la majorité. Une union crée des liens supranationaux et aussi supra-culturels. Une union favorise les échanges économiques qui ont toujours été le véhicule des échanges culturels et sociologiques. Une union dissout l’inégalité et soude la fraternité, quand elle est bien expliquée. Voilà le premier et principal objectif du futur « Processus de Bracelone : une Union pour la Méditerranée », la communication. L’accord du processus en était bien conscient :
- ils réaffirment que le dialogue et le respect entre les cultures et les religions sont une condition nécessaire au rapprochement des peuples. A cet égard, ils soulignent l'importance du rôle que peuvent jouer les médias dans la connaissance et la compréhension réciproques des cultures, en tant que source d'enrichissement mutuel ;
Les politiques s’emparent de ces traités pour en faire leur fond de commerce et revendiquer une connaissance à discrétion qui leur assure une place au sein d’une agora très privée et prisée. La communication neutre désarme les antagonismes et instruit l’acceptation des différences anciennes et nouvelles. Pourtant nous avons vécu récemment une contradiction avec la posthume « Constitution Européenne » qui a vu un déluge de textes, livres et publications, autant gratuits que payants, et qui ont abouti aux « Non » franco-néerlandais. Ce « Non » n’a rien arrêté puisqu’aujourd’hui le mini traité n’a plus aucune publicité autour de lui et sera très probablement signé par tous les membres. La publicité médiatique est faite autour d’une signature de traité, et l’actualité balaie la suite de ce traité qui entre alors dans l’ombre de l’histoire et dans les méandres du labyrinthe diplomatique.