La fin du Lycée correspond à la Terminale qui dans l'évocation de la réforme pour 2010 consisterait en la suppression du cours d'Histoire. Heureusement l'Histoire n'est pas finie. Voilà bientôt deux ans j'écrivais ici même un article intitulé " Mémoire " qui évoquait la capacité à l'Histoire de se répéter, traumatisante quand elle est dramatique. Si le pouvoir public évoque que la Terminale S doit consacrer plus de temps aux matières scientifiques, l'Histoire pourtant y a sa place car l'Histoire n'est pas faite que de bataille gagnées ou perdues, ni de mariages princiers. Elle est aussi constituée de la quête de la connaissance au travers de l'Histoire des Sciences et des Technologies et celle-là est à peine esquissée au Lycée au détour d'un avatar comme Léonard de Vinci et François Ier, ou Archimède, son théorème, et les machines de guerre à Syracuse. D'ailleurs on retient mieux l'anecdote que la portée scientifique et philosophique de ces inventeurs.
La philosophie elle-même est porteuse de Sciences, ou inversement, on pense à Pascal, Russell ou encore Wittgenstein, Thom et bien d'autres. Je suis pour une histoire de l'humanité, de celle qui montre l'homme comme prédateur et victime autant que comme penseur et cobaye. Que l'Histoire des Sciences et des Technologies soit enseignée en Terminale S et la genèse des découvertes rythmera la cadence des nouveaux pas de nos étudiants dans le monde de la Science et de la Technologie.